Anne PAYEN
Fondatriceet coordinatrice de la Maison Epione
« Deviens ce que tu es » – Pindare
Ce que je n’osais pas vous dire…
Il y a quelques années, un grain de sable est venu gripper les rouages bien huilés de ma vie… Un de ces événements qui vous obligent à tout remettre à plat, parce que vous savez que rien ne sera plus jamais pareil.
Game over
« Mais tu as l’air d’aller bien« , me disait-on.
Et c’est bien ça, le plus difficile à expliquer : en surface, rien ne se voit. On sourit, on tient debout, on répond « ça va » par politesse — parce qu’il y a aussi cette injonction silencieuse à aller bien, à ne pas peser sur les autres, à ne pas déranger avec ce qui ne se voit pas. Alors on tait ce vide. Mais à l’intérieur, c’est le néant.
On sait, soi, qu’il y a désormais un avant et un après. Et surtout, on ne sait plus comment s’en sortir.
J’ai alors entrepris un long chemin, cherché des réponses en essayant plusieurs approches, plusieurs professionnels, plusieurs voies.
Chacun m’apportait quelque chose, mais je restais seule à faire le lien entre tout cela. Et surtout, je devais redire mon histoire, encore et encore, à chaque nouveau rendez-vous — et je retombais dans ce que j’avais déjà traversé, à chaque fois.
Je devais démêler, comprendre, relier, et porter seule ce que je vivais, auprès de personnes différentes.
Et malgré tout, rien ne semblait suffire. Comme s’il manquait toujours un morceau essentiel.
Je sentais, de plus en plus clairement, qu’il fallait prendre en compte le corps, le cœur et l’esprit ensemble, sans les dissocier — sans encore savoir comment y parvenir.
Ce que j’aurais aimé trouver, à ce moment-là, c’était un lieu. Un endroit où je n’aurais pas à tout organiser seule, à tout comprendre seule, à tout relier seule. Un lieu qui accueille, simplement, sans que je doive porter le parcours en plus de ce que je traversais déjà.
Un lieu où les approches se croisent, plutôt que de rester chacune dans leur case.
Un lieu où je n’aurais plus à tout défricher seule, quand on n’a déjà plus d’énergie à donner.
Cette vision, nourrie par mon propre parcours, donne à la Maison Épione son essence.
La Maison Épione est née de cette quête.
Elle repose sur la conviction que la médecine conventionnelle et les pratiques douces gagnent à se rencontrer plutôt qu’à s’ignorer, et que cette rencontre a besoin d’un lieu — un espace où l’on se retrouve en présence, plutôt que derrière un écran ou au téléphone.
Cette vision, nourrie par mon propre parcours, donne à la Maison Epione son essence.
Et puis, doucement, quelque chose s’est rallumé à l’intérieur de moi.
J’ai retrouvé le goût de la relation humaine — une relation vraie, faite de présence, d’écoute, de regard. Pas celle des relations professionnelles qui vous aspirent et vous épuisent, mais celle où l’on est vraiment là, face à l’autre, dans une présence juste.
J’ai réappris à être touchée, au sens propre comme au sens figuré — par des mains qui soignent, qui accompagnent, qui ne jugent pas, et par des présences qui m’ont peu à peu reconnectée à quelque chose, à quelqu’un, à moi-même.
Ce goût retrouvé du contact, du vrai, m’a profondément transformée.
Il m’a montré que le soin ne passe pas uniquement par une technique ou un protocole, mais par une qualité de présence.
Qu’un geste juste, une écoute attentive, une main posée au bon moment peuvent parfois faire ce qu’aucun discours ne parvient à faire.
Et c’est aussi ce chemin qui m’a ouvert à d’autres façons de soigner, plus sensibles, plus humaines, où la relation occupe une place essentielle.
Et dans ce mouvement de réparation, quelque chose d’autre s’est fait entendre.
Un appel plus subtil, presque oublié. Comme si ma vraie nature, celle qui avait toujours été là sans que je l’écoute vraiment, se remettait à chuchoter.
Ce n’était pas une idée de plus, ni une reconversion pensée à froid dans l’urgence, dans ces moments où l’on ne sait plus, mais où il faut pourtant choisir. C’était quelque chose de plus profond, de plus vivant, qui ne passait pas par le mental.
Quelque chose qui me faisait vibrer au plus profond de moi, et qui demandait simplement à être entendu.
Cet appel, c’était celui du son et des vibrations.
Je me suis alors formée auprès de François-Marie Dru — musicien, musicothérapeute, diplômé du Berklee College of Music, qui explore depuis vingt ans le pouvoir thérapeutique du son.
Dans ses stages, je me suis sentie à ma place. Vraiment à ma place. Et pourtant si loin de celle que j’avais été jusque-là.
François-Marie Dru est aujourd’hui le parrain de la Maison Epione. J’en suis extrêmement fière et honorée. Il a écrit une lettre que vous pouvez retrouver sur le site.
https://www.maison-epione.fr/francois-marie-dru/
Auprès de lui, j’ai appris à utiliser les diapasons et les instruments comme de véritables outils de soin.
Et pour reprendre ses mots :
« Le son n’est pas seulement ce que l’on entend. Il est vibration, information, mouvement. Il traverse la matière, le corps, les émotions, et agit bien au-delà du mental. Chaque cellule de notre être résonne en permanence ; nous sommes, avant toute chose, des êtres vibratoires. Le son devient alors un outil de reconnexion, un langage subtil capable de réharmoniser ce qui s’est tendu, fragmenté ou oublié. Tout vibre, tout communique, et tout peut se réaccorder. »
Aujourd’hui, je propose des voyages sonores et des soins individuels aux diapasons, des séances où le corps peut enfin se déposer et se laisser traverser par les vibrations.
C’est cette même conviction qui m’a habitée depuis le début : le corps se répare quand on l’accueille, pas quand on le force.
Tout est vibration.
Je m’appelle Anne et je suis la fondatrice de la Maison Epione, dont j’assure la coordination.
Mais si je dois être honnête, ce lieu porte aussi une part de moi — mon histoire, mes rencontres, mes convictions.
Être à l’origine d’un lieu ne veut pas dire s’y tenir au-dessus des autres.
J’ai cherché, tâtonné, essayé, recommencé.
Je ne vous accueille pas depuis un savoir absolu, mais depuis un chemin — le mien — que je continue moi-même à parcourir.
C’est pour cela que je souhaite que la Maison Epione ne reste pas “ma” maison, figée autour de mon seul parcours.
Je veux qu’elle devienne la vôtre, à chacune et chacun d’entre vous, dans le respect de ce que vous êtes et de ce que vous venez y chercher.
Que vous soyez praticien, praticienne, ou simplement en quête d’un lieu où poser un instant votre état d’âme, votre état d’être — vous avez votre place ici, telle que vous êtes.
C’est cette maison-là, à la fois portée par une histoire et ouverte à toutes les vôtres, que j’ai envie de faire grandir avec vous.
Avec amour et bienveillance,
Anne